LE LIVRE QUI DERANGE
SOMMAIRE :
I. Un procès médiatiquement inéquitable ou l’installation de la storytelling
- 1. Ma première rencontre avec l’affaire d’Outreau
- 2. La messe est dite
- 3. Pitié pour les enfants d’Outreau !
- 4. Les stratégies de destruction des experts devenus coupables de substitution
- 5. Ma solitude d’expert face aux attaques inattendues
- 6. L’élimination de l’expert
- 7. Quinze enfants reconnus victimes
II. Le renforcement de la storytelling
- 1. Les conséquences du procès de Saint-Omer
- 2. La vie professionnelle continue
- 3. Florence Aubenas sanctifiée, les médias lui emboîtent le pas
- 4. Les procès pour pédophilie
- 5. Un procès en appel hors sens
- 6. La commission d’enquête parlementaire ou le procès des professionnels
- 7. La commission d’enquête de l’Inspection générale des services judiciaires, ou la réhabilitation des professionnels
III. La société française après Outreau ou le référentiel d’État
- 1. Quand la psychologie et la littérature cimentent la storytelling
- 2. Selon que vous serez adulte ou enfant… acquitté ou victime
- 3. Le doute
- 4. « Faites entrer l’accusé »
- 5. Un enfant d’Outreau soulève la chape de plomb
- 6. L’audience disciplinaire de l’ex-juge Burgaud « vire » à la réhabilitation
Note de l’éditeur :
Le présent texte est un témoignage mais également une mise en perspective et un éclairage sur les deux procès d’Outreau qui se sont déroulés dans des conditions qui ont paru étranges à beaucoup. L’auteur, psychologue clinicienne expérimentée et expert judiciaire depuis quinze ans au moment des faits, analyse avec recul et de manière méthodique chacun des procès, évoquant les dysfonctionnements d’une justice qui perd son sens logique et la rigueur indispensable lorsqu’il s’agit d’enfants victimes. Son regard de professionnel met également en lumière l’énorme poids des médias, leur manque de discernement et leurs errances. Mais également la fragilité des parties civiles confrontées à une défense agressive et habile qui n’a eu de cesse de nier la souffrance de mineurs placés dans le box des accusés. L’auteur nous offre sa vision personnelle et ce, d’autant plus, qu’elle émane de quelqu’un ayant vécu l’affaire d’Outreau de l’intérieur. Ce livre, écrit comme un journal de bord, a cherché en permanence à respecter le secret professionnel – en ce sens, les prénoms des enfants victimes ont été modifiés.