" Le pire, c’est qu’ils ont reçu une grosse somme d’argent, je ne savais pas que quand on viole des gens, on a de l’argent. Citation de Pierre (son prénom a été modifié), l’un des enfants d’Outreau dans une lettre adressée à Fabrice Burgaud après les procés."
Un rapport passé sous silence
"L’information est révélée sur le site du Figaro, le 22 avril 2007. l’Inspection générale des affaires sociales a été saisie afin de vérifier le travail des médecins. Son rapport d’une quinzaine de pages, intitulé « Le rôle des services de santé dans l’affaire dite d’Outreau », est accompagné d’importantes annexes concernant les enfants. Pour établir leurs conclusions, les inspecteurs se sont procuré les dossiers médicaux de quatorze des dix-sept enfants cités comme victimes auprès des médecins de famille, des hôpitaux, mais également de la protection maternelle et infantile (PMI) du Nord-Pas-de-Calais. Selon Le Point, qui a eu connaissance du rapport, les documents de la PMI établiraient que cinq enfants issus de deux familles innocentées présenteraient « des signes évocateurs » de maltraitance ou d’abus sexuels et préconise à leur égard une surveillance attentive. Les conclusions de l’IGAS ont évidemment déclenché la fureur des avocats des acquittés. Et Me Berton de dénoncer « l’ultime manœuvre pour laisser entendre qu’il n’y a pas eu d’erreur judiciaire ». "